L'association CIAOI : Nos créations - Institut Ismaël Aboudou

Nos créations

 Crise  1997

 
La compagnie Ismaël ABOUDOU Océan Indien
Propose sa première création en coproduction
Avec l’office Départementale de la Culture.
Un spectacle de « jazz ethnique contemporain »
En 11 tableaux, théâtral et chorégraphique
Inspiré de la vie de Martin Luther King
Et présenté par huit danseurs
De la toute jeune compagnie
Pour sa création intitulée CRISE, le chorégraphe analyse, découpe, dissèque et retranscrit l’œuvre de Martin Luther King, en s’inspirant d’une bibliographie.

Le fil conducteur, inspiré aussi de la philosophie de Gandhi, est le combat engagé dans le monde entier pour le respect des droits de l’homme et pour la liberté, la justice et la paix.

Le spectateur est d’abord transporté trois siècles en arrière. Il découvre le Nouveau Monde avec l’arrivée des Européens et des esclaves Africains. Puis, l’espoir d’être entendus, la lutte pacifique et la recherche d’un monde meilleur surgissent progressivement. Le combat est mené pour que disparaisse toute forme de discrimination raciale. Apparaît Rosa Park, femme de couleur, qui ose afficher publiquement ses opinions et son refus des inégalités, au risque de se faire jeter en prison. Le spectacle évolue à travers le temps et, au fil des tableaux dansés, la marche pour la paix, vers la liberté et la justice est engagée. « I have a dream » recrée l’espoir dans tous les cœurs

DANSE SON COULEUR    DANS SON MALOYA

Danse Son Couleur, Danse Son Maloya : 1999
SYNOPSIS
A la veille de l’an 2000 « danse son couleur » « danse son maloya » expression vocale, instrumental et dansée est un hommage à un peuple, à une communauté de races qui a su apprendre à vivre ensemble en parfaite harmonie malgré toutes ses différences.

Danses autour des sonorités et mélodies, provenant d’instruments de musique de différentes cultures.
Cette inspiration et ce message sont traduits par un ballet, interprété par six danseurs, dans un style de jazz moderne et contemporain.
 

La Po Tambour  1998

Le cri du Tambour
La Po Tambour raconte l’histoire d’un peuple très attaché à ses coutumes ancestrales et qui fait appel aux forces et au pouvoir de ses ancêtres disparus pour retrouver la confiance et l’espoir et organiser son avenir.

 
Les chorégraphies, jazz, afro et maloya sont créées sur des thèmes tels que : l’exorcisme, la transe, le rêve, le rituel, la communication avec l’au-delà.

 Allons Marrons : 1998(en coproduction avec Daniel Facerias et Mgr Gilbert Aubry)

 SYNOPSIS :

«Allons Marron ! », à partir du roman « Les Marrons » de Timagène Houat, retrace l’épopée d’un esclave qui choisit de construire son identité. Il aime la fille de son maître et par extraordinaire, cet amour va être pour lui la clé de la liberté. La liberté n’est pas un bien, elle est un état. Elle ne « se prend pas » comme on prendrait un objet elle devient en nous. Elle est comme disait Sainte Thérèse de l’enfant jésus, une naissance à nous même.
Cet enfantement de la liberté n’en finit jamais. Toute la vie publique du Christ en témoigne. Il ne cesse de renvoyer les uns et les autres à la liberté que la foi éveille en nous. Il ne vient pas pour juger le monde mais pour le sauver, c'est-à-dire pour lui rendre sa liberté.
« Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ : il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a bi esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous faites qu’un dans le Christ Jésus. » (Galates 3, 27-28).
En sommes le chrétien peut dire lui aussi « Allons Marron » ! Allons, non comme le jeune homme riche, mais comme un vrai disciple sur les pas du Maître, afin qu’unifié en nous même nous puissions par ce divin marronnage témoigner et donner la paix à ceux qui en ont soif.
Ce spectacle est un formidable lieu d’évangélisation.
Un spectacle de Daniel Facérias sur des textes de Gilbert Aubry,
d’après le roman de Timagène Houat.

Le spectacle « Allons Marron ! » est une vocation historique du marronnage et pas des moindres, songez plutôt un décor pittoresque (caverne des Hirondelles à St Joseph), plus de 300 figurants, des chevaux, un spectacle pyrotechnique, etc. Mais pour nous chrétiens, c’est beaucoup plus qu’une manifestation dans le cadre du « 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage », c’est également une interpellation, une invitation à réfléchir sur notre vie de baptiser. Le mot « marron » vient de l’espagnol cimarron qui ne signifie pas « retour à l’état sauvage » mais « retour à l’état naturel ». En fuyant dans les montagnes, les marrons se sont donnés les moyens de construire une communauté organisée selon d’autres fois que celles de leurs fonctionnaires. Nous avons-nous la chance de ne pas devoir nous enfuir dans les montagnes, d’être libres pour bâtir la société que nous désirons…Saurons-nous en profiter ?

 DEFI HIP HOP 

Avec « Défi Hip Hop », la compagnie de danse CIA que dirige Ismaël ABOUDOU propose sa quatrième création en coproduction avec l’Office départemental de la Culture.
Un spectacle de « danse de rue et contemporaine » en 12 tableaux inspiré sur le problème de la vie actuelle : la différence, la confusion, la violence et l’espoir d’intégration et de paix.
Chorégraphies dansées par 14 jeunes danseurs.
SYNOPSIS
Aux pieds des façades aveugles de la cité, la rue est une scène où se joue la vie des « NATIONAUX » et des « AEROPORTES »… bandes rivales issues d’une jeunesse oubliée, fière et généreuse, lucide et fiévreuse dont les racines se tendent vers le ciel du « HIP HOP » pour y puiser la force d’un possible « devenir ».
Dans un système qui semble ne pas leur ménager une place à la mesure de leurs légitimes aspirations, ces jeunes trouvent, grâce au HIP HOP, la voie la plus habitée pour exprimer leur personnalité et l’étendue de leur valeur.
DEFI HIP HOP n’est pas la simple illustration de deux clans avec son lot de provocation, de désoeuvrement, d’humour et de tendresse urbaine.
« DEFI HIP HOP » souhaite offrir un éclairage positif sur un mouvement culturel qui ne figure pas un nouveau phénomène de mode. La « HIP HOP » est un choix de résistance à la « fatalité », une volonté de repousser le sectarisme et la médiocrité des préjugés, et donc, un projet d’épanouissement personnel.
Pour la première fois à la Réunion le HIP HOP est chorégraphié, scénographié et mise en scène (décors, lumières, effets spéciaux, vidéo, costumerie) contribuant à faire de DEFI HIP HOP un authentique spectacle dont le rythme et la diversité des images sont servis par une troupe « déchaînée » qui se donne avec un rare enthousiasme.
« DEFI HIP HOP » ou la saine ambition de séduire…et de convaincre ?
 

ECHEC AU MIROIR

SYNOPSIS :

En avant – scène, deux êtres dialoguent par le biais d’un échiquier…
L’un symbolise les valeurs ancestrales, une tradition qui n’a aucun lien avec le conservatisme, la foi en l’homme, le respect de la terre.
L’autre figure son siècle où la fulgurance du progrès technologique conditionne un quotidien certes estimable, mais où la sensibilité, la relation humaine semblent avoir, parfois, perdu de leur véracité.
Ces deux personnages ne se livrent pas une joute fratricide, mais, en avançant leurs pièces, ils tentent de s’exposer mutuellement leurs choix, leurs ambitions, leur philosophie de la vie.
Sur la scène en échiquier géant, chaque argument de l’un et de l’autre est illustré par un tableau chorégraphique éminemment spectaculaire.
L’illustration fait appel à des genres chorégraphiques différents (break dance, jazz, afro, claquettes, néo- contemporain…) où à une fusion des styles.
Toutes ces vocations constituent un spectacle distinct en elles – même grâce à une mise en scène, une scénographie, une costumerie et un accompagnement musical particuliers.
Ainsi projetée scéniquement, cette partie d’échecs entre ces deux personnages (un africain et un occidental) tire la trame de cette création.
Une trame exposant, sans préjugé, nos réalités, nos contradictions, la richesse de nos différences, la certitude et l’ambivalence de nos sentiments.
« ECHEC AU MIROIR » se voudrait un ballet – théâtre inattendu où rivalise la grâce, le rythme, l’humour, l’imaginaire et l’optimisme.
Trente personnes habitent cette créations ; danseuses, danseurs, chorégraphe, scénographe, compositeurs, musiciens, techniciens.
Ils invitent tous les publics de la REUNION à les rejoindre !

 EVOLUTION 

 

 
Dansé et joué, Évolution a l’ambition de mettre en scène une création regroupant les arts de la représentation et d’expression corporelle,dans le but d’offrir au public un spectacle riche et complet.
Le titre témoigne de ce désir de regrouper les genres et mettre en avant l’évolution qui s’opère actuellement dans le milieu scénique à savoir, une pluralité, « une osmose » entre le chant, le théâtre et la danse.
Mais le spectacle est avant tout le fruit d’une réflexion sur l’homme, l’humanité, l’humain. Comment a-t-on évolué ? Quel avenir sommes nous en train de construire ? Vers quel idéal de vie tendons nous ? Ce sont autant de questions existentielles omniprésentes dans nos esprits et sur lesquelles l’homme ne cessera jamais d’écrire, de lire, de chanter, de danser ou d’imaginer.
La vision de l’Autre, de l’Étranger, l’appartenance à un groupe social, politique ou religieux amène notre société à des agissements souvent violents et empreints d’une intolérance dangereuse.
Évolution prend le parti de remettre en cause ce qui a été établi depuis des siècles.
Le metteur en scène, Radjab et le chorégraphe travaillant en collaboration, Ismaël Aboudou proposent donc au public de revisiter l’évolution humaine. Ils imaginent pour cela une destruction totale de la Terre et de toute forme de vie.
Par le biais d’un étrange rêveur, l’humanité retourne au point zéro et réapprend à vivre se construit, en oubliant ce qu’elle fut avant la destruction. Dans ce monde nouveau, la parole n’est plus, les mots sont inexistants et sont à présent remplacés par le mouvement et la danse.
Cette dernière est donc multiple et exploitée sous toutes formes (classique, jazz, contemporain ou encore afro).
A travers sept tableaux, les avancés cruciales de l’humanité sont mises en scène par neuf danseurs et un comédien. Ils représentent cette nouvelle naissance de l’Homme et tentent de créer une autre évolution.
Tout le spectacle est évolutif : le mouvement, la musique, les modes de communications, les pensées, offrant dés lors la possibilité de réfléchir sur la notion de changement.
L’humanité est en quête perpétuelle d’un bonheur total inaccessible et Évolution désire éclairer les différentes étapes de cette recherche humaine.

POUR UN VIN DE PALME

SYNOPSIS
« Par tes sangs mêlés d’Afrique, d’Asie et de Bretagne aussi, Ton cœur bat, ma Réunion, au rythme du monde », clame le poète.
De sa filiation africaine, la Réunion retient volontiers la douleur issue du souvenir de l’asservissement, et la célèbre notamment à travers le Maloya.
Or, l’Afrique est aussi source de rythmes, de sensualité festive, de générosité et d’humour salvateur, toutes vertus qui caractérisent l’art de vivre réunionnais.
Pour un vin de palme est l’adaptation chorégraphique et musicale d’un conte africain (rendu célèbre par le poète et écrivain nigérian Amos TUTUOLA dans son ouvrage  « Palm Wine Drinker »), qui trouve un écho saisissant dans le quotidien et les aspirations de la jeunesse réunionnaise. Cette histoire est celle d’une quête universelle, la volonté de se construire dans un pays de partage et de fraternité. Mais ce chemin vers la sérénité et l’amour est toujours moins long quand il est pavé de musiques, d’humour et de danse mêlés.
Changeant radicalement de registre après « Défi Hip Hop » (spectacle qui a fait l’unanimité à la Réunion et à l’île Maurice entre décembre 2000 et avril 2001), Ismaël Aboudou s’est adjoint le chorégraphe lyonnais d’origine ivoirienne (Yao Eby) pour l’écriture de cette nouvelle création. Cinq percussionnistes (percussions africaines et traditionnelles réunionnaises), une dizaine de danseuses et danseurs de la Compagnie I.A. Océan Indien et deux chanteuses composent une troupe inédite à l’enthousiasme et au dynamisme effrénés. La troupe évolue dans une scénographie attractive et interactive signée Patrick Pontgahet.

Pour un vin de palme est le parti pris d’une jeunesse positive, séductrice et communicative. Il se devait d’être offert aux quatre coins de l’Île, en plein air, gracieusement et pour le public le plus vaste possible.